Marc Eychenne signe son second ouvrage : Le chant du perdreau 

Rencontre entre un perdreau rouge et Louison
(article paru dans L'indépendant du 3 avril 2001)

Ce nouvel ouvrage est en fait un conte. Il s'agit de l'histoire imaginaire, teintée de faits réels, de la rencontre entre un oiseau, un perdreau rouge appelé Hippolyte, âgé de 2000 ans et d'un vieux chasseur, Louisou.
L'auteur fait naître une grande amitié entre ces deux êtres que tout sépare et que, pourtant, tout semble rapprocher. La pratique de la chasse traditionnelle est le fil conducteur de cette superposition entre deux mondes qui se ressemblent au travers de diverses réflexions.
"J'ai voulu rendre hommage à mon père, grand chasseur", confie l'auteur...
En plus des réflexions sur la chasse, d'autres thèmes sont évoqués, la mort, les valeurs traditionnelles qui s'oublient si souvent, et ce, sur fond de sagesse et de bon sens.

Ce livre se lit si rapidement que le lecteur arrive à la dernière page sans s'en rendre compte. Et pourtant, il vient de prendre une jolie leçon de choses et d'humilité.
A travers cet ouvrage on découvre surtout un homme qui a souffert, qui a été déçu et qui reste très nostalgique. Cependant il continue à donner aux siens et aux autres, grâce à la foi qui l'anime. Cet homme n'est autre que l'auteur Marc Eychenne.
SP 

 

Le chant du perdreau : extrait

Alors qu'après moi, il ne restera plus à l'homme qu'un pâle souvenir de mon espèce, j'ai voulu vous écrire la magnifique histoire d'amour que j'ai vécue avec l'un d'entre vous.

Louisou vit dans une vieille ferme, au doux nom de "Saint Méen", située non loin du hameau de Belcastel.

Ma rencontre avec ce personnage haut en couleur, date d'un beau mois d'avril de l'an 1993.
Par une belle matinée de printemps, et alors que j'étais en train de m'épouiller sur une motte du champ de Berjil, mon regard fut attiré par une voiture en stationnement :
à l'intérieur, une personne m'observait.
Mon premier réflexe fut de "m'amattarer" immédiatement derrière la motte. L'effet de surprise passé, je décidai alors de sortir un oeil discret, histoire de voir si la situation évoluait.
Il était toujours là, et c'est à cet instant que le miracle se produisit.
Distant de deux ou trois volées de plomb, je compris qu'une belle histoire d'amour était en train de naître.
Le regard de cet homme qui me pénétrait au plus profond de mes entrailles, éloignait de moi toute inquiétude.
Comme si tout danger, tout instant de qui-vive n'existaient plus, seule la relation intime.

Il vint à ma rencontre, lui aussi ayant ressenti ce sentiment étrange.
Il me regarda et me dit :
"N'aies pas peur de moi, je m'appelle Loisou et je viens vers toi sans mauvaise intention".

Il me tendit sa main, je lui tendis mon aile.
A ce moment-là, deux rayons de soleil nous illuminèrent, immortalisant cette rencontre.

L'irrationnel et le surnaturel, pour vous lecteurs, allaient enfin trouver toute leurs places.

Ce jour là, je suis devenu un perdreau hors du commun.
Je pouvais me déplacer dans le temps, comprendre l'intérieur de l'être humain, communiquer avec Louisou exclusivement.

Il nous était donné de pouvoir exprimer nos sentiments tout en conservant notre cadre de vie respectif.
J'abordais avec lui tous les sujets, toutes les quêtes d'absolus qui préoccupent tant la vie de ses semblables.
Nous avions l'habitude, à l'abri des regards, de nous retrouver sur des versants ensoleillés ou tout simplement sur la terrasse de sa magnifique demeure non loin de Basse-terre.

Il me posait des tas de questions auxquelles il m'était facile de répondre, ayant la connaissance qu'il n'avait pas. Je lui en posais à mon tour, espérant le convaincre de l'évidence même de son existence, précaire, éphémère, tellement peu différente de la mienne. Ses plus grandes interrogations tournaient toujours autour de la religion, de la vieillesse et de sa destinée!

Moi qui connais Dieu, qui sait que le mot religion est à bannir de votre dictionnaire, je n'arrive pas à le convaincre, n'étant pas doué de certitude comme moi. Les barrières qu'il s'est mises afin de ne pas trop se torturer l'esprit sont tellement communes aux êtres humains qu'elles me forcent à les respecter malgré tout. Je me contente de lui dire qu'il est dans le vrai, surtout lorsque je l'observe enseigner le catéchisme aux enfants.
Belle vérité que celle d'enseigner l'amour avant tout !

J'aime m'attendrir sur ces moments qui me rappellent mon enfance.

Quelques adresses ou se procurer cet ouvrage :

  • Maison de la Presse de Lézignan Corbières (11)

  • Librairie de Drémil Lafage (31)

  • Balma Presse (31)

Ecrire à l'auteur : marc@crea2f.com 

 

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